Soublecause : église St-André

Blason de Soublecause

La commune

Population : 173 habitants (2023)

Cette commune comporte un bourg et un quartier excentré : Héchac. Chacun dispose de sa propre église. Celle d’Echac étant maintenant une chapelle dédiée à St-Martin. la commune garde le souvenir de Marie Robine (décédée en nov 1399 à Avignon), originaire de Héchac (Essach). Cette femme visionnaire et prophétesse gagne le surnom de Marie d’Avignon “La Gasque” (La Gasconne) quand elle  s’installe en Avignon pour rencontrer le pape et obtenir la guérison de sa paralysie. Les 12 épisodes  qui constituent le livre des révélations  de Marie Robine sont conservés à la bibliothèque de Tours. Devenue assez célèbre en tant que voyante elle sut tirer profit  de l’autorité que lui procurait  sa position pour dénoncer l’injustice qu’elle voyait enracinée dans la société de son temps et incarna la voix des humbles.

Le nom de Soublecause viendrait du latin supra (= au-dessus de) et calceatam (= chaussée, route).

Eglise Saint-André

Petite église classique qui figurait dans la liste des églises brûlées par les troupes de Montgoméry en 1569. L’édifice en partie écroulé est reconstruit en 1756-1757 par le maçon Jean Ducasse. Les contreforts ainsi que les éléments subsistants de l’ancien mur-clocher paraissent très antérieurs à l’époque classique et dateraient du 15e siècle. Agrandissement et reconstruction du clocher à la fin du 19e siècle par l’architecte P. Prosper. A l’intérieur, la voûte du choeur a été exhaussée et de grandes fenêtres laissent entrer largement la lumière dans le sanctuaire. L’aménagement de ce dernier a été réalisé avec toutes les caractéristiques théâtrales de l’art baroque : changement de proportions, différence de niveaux de voûtes, poussée vers le haut, variations de lumière.

Elle est classé monument historique depuis le 10 février 1992

Source : https://pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00095451

Le Saint Patron  du village 

Il était de Bethsaïde en Galilée, sur les bords du lac de Tibériade. Avec son frère Pierre   il vivait de la pêche. C’était un assoiffé de Dieu. Il avait entendu la prédication de Jean le Baptiste, avait sans doute reçu son baptême de pénitence et était devenu l’un de ses disciples. Il avait su discerner l’exacte mission de Jean. Aussi, quand il l’entendit désigner Jésus:  » Voici l’agneau de Dieu « , il le suivit pour ne plus le quitter. Dès cet appel, André devient apôtre, avant même d’en avoir reçu le titre. Il rencontre son frère Pierre et l’amène à Jésus. Il est l’homme qui sait nouer des contacts. Lors de la multiplication des pains, c’est André qui amène le jeune garçon portant ses cinq pains et ses deux poissons. Quand des Grecs veulent rencontrer Jésus, c’est à lui qu’ils s’adressent tout naturellement. Des sources tardives font état de son supplice à Patras en Grèce. Au IVe siècle, ses reliques furent transférées à Constantinople. Une importante relique, qui avait été déposée au XVe siècle au Vatican, fut restituée en 1966 aux Orientaux en signe de la volonté de communion entre l’Église de Rome et les patriarcats orientaux. L’Ukraine voudrait qu’il ait été le premier évangélisateur de Kiev et l’Écosse l’a choisi comme patron national.

Source : Nominis.cef.fr

Image illustrative de l’article André (apôtre)

Statue de l’apôtre saint André à la basilique Saint-Jean-de-Latran à Rome

La chapelle Saint-Martin d’Héchac

Petite église à nef unique de l’ancienne commune d’Héchac, elle est rattachée à Soublecause en 1791. Église et abbadie de Fissag (qui donnera le nom d’Héchac) en 1039 dans le cartulaire de l’abbaye de Madiran, elle fut incendiée au XVIe siècle, reconstruite presque entièrement au XVIIe. Les travaux sont complétés au XVIIIe siècle et s’ajoute la construction de la sacristie (documentation fournie par Christine Lauzin).

À l’intérieur le retable de 1770 est attribué aux Ferrère, une famille de sculpteur, de style baroque pyrénéen. Marc Ferrère (1674-1758) est un sculpteur de la première moitié du XVIIIe siècle. Il réalise du mobilier baroque pour des églises dont cette chapelle. La famille a exercé son art de 1647 à 1800. Les statues sont attribuées à l’atelier Soustre.

Outre le retable et le tabernacle, le portail d’entrée est clouté comme dans des fermes. Si on le scrute bien, on y trouve des graffitis gravés. Certains ont reconnu « Peyrou » et « Jean salles de billères 1831 ». La sacristie a une forme curieuse avec un auvent à l’entrée. On y trouve une croix de procession, une lanterne, des chandeliers et un petit mobilier ancien. La cuve baptismale date de 1659. Le bénitier en forme de calice orné de feuilles est fragile.

Le clocher pourrait être en partie de l’époque médiévale. Une petite église comme il en existe tant d’autres mais qui pourrait faire partie d’un chemin de découverte du patrimoine local avec celui de Castelnau-Rivière-Basse et Madiran par exemple.

Début 2018, le conseil municipal décide la restauration du retable. Le maire et le conseil prennent contact avec la DRAC, Manon Vidal conservatrice du patrimoine donne la marche à suivre. C’est l’Atelier 32 qui effectue les travaux. Ont soutenu le projet Janine Colonel architecte des bâtiments de France, Thibaut de Rouvray et Sylvie Gaillard (CAOA).

Source : La Dépêche du Midi 20/02/2021

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