Castelnau RB : église St-Cyr

Blason de Castelnau-Rivière-Basse

La commune

Population : 649 habitants (2023)

Sur le plan historique et culturel, Castelnau-Rivière-Basse fait partie du pays de Rivière-Basse, qui s’allonge dans la moyenne vallée de l’Adour, à l’endroit où le fleuve marque un coude pour s’orienter vers l’Aquitaine[. ²

Le bourg de Castelnau-Rivière-Basse connaît une histoire très riche, notamment au Moyen-âge, alors que le territoire de la Rivière-Basse connait de nombreuses seigneuries. Ce sont les Comtes d’Armagnac qui possèdent le château à Castelnau-Rivière-Basse dont on aperçoit encore aujourd’hui les ruines du donjon depuis les vallées environnantes. La riche histoire locale est ainsi toujours visible dans le village où témoignent des vestiges médiévaux mais pas seulement

A l’époque, la Rivière-Basse est constituée des anciens cantons de Castelnau, Plaisance ainsi qu’une partie des anciens cantons de Maubourguet, Riscle et Marciac ce qui en fait un territoire très vaste. La place forte est occupée par les proches voisins béarnais, les anglais, et, enfin par les Comtes d’Armagnac avant d’être finalement rattachée à la Bigorre en 1790. C’est notamment grâce à son positionnement stratégique, naturellement protégée par des côteaux au Sud et à l’Ouest, et la vallée de l’Adour au Nord et à l’Ouest, que la ville se développe pour devenir la capitale de la Rivière-Basse au Moyen-âge. Il s’agit alors d’une ville florissante avec des remparts, un château, une tour de guet, une église mais aussi de nombreux artisans, médecins, notaires, militaires et commerçants qui assurent la pérennité de cette espace fortifié. 

A noter qu’outre l’église St-Cyr situé au coeur du village, Castelnau possède une autre église (en fait une chapelle) dédié à Jean le Baptiste dans le quartier excentré de Mazères

Source : https://adourmadiran.wixsite.com/patrimoine/castelnau-rivi%C3%A8re-basse

L’église St-Cyr et Ste Julitte

L’église Saint-Cyr et Sainte-Julitte se situe sur la place du village, entre la halle en bois et en pierres à côté de 1687 et les vestiges du donjon des Comtes d’Armagnac. 

L’histoire de cette église est complexe car elle subit de nombreux remaniements et appartient à plusieurs styles architecturaux. Il est possible qu’une église, intégrée aux fortifications soit construite au XIIIème siècle pour que les habitants puissent y pratiquer le culte mais aussi s’y réunir pour la vie locale. Cet édifice aurait remplacé une église romane dont on ne trouve plus de traces aujourd’hui. Au XVème siècle, l’église (chœur et nef) est élargie et on y ajoute un clocher-tour pour surveiller et défendre le village à l’emplacement de l’ancienne tour de guet des Comtes d’Armagnac.Au début du XIXème siècle, l’effondrement d’une partie de la toiture entraîne la perte de nombreuses peintures murales qui ornaient l’édifice. Elle est inscrite au titre des Monuments Historiques le 30 août 1993.

​L’église St-Jean Baptiste de Mazères

L’église date pour la majeure partie du 12e siècle. Le choeur rectangulaire présente des arcatures plein cintre à colonnettes et chapiteaux. La nef se compose de quatre travées dont celle de l’ouest est séparée du reste de l’édifice par un mur oblique. Cette travée est couverte par une fausse voûte en bois, les trois autres ayant des voûtes en pierre avec arêtiers diagonaux et arcs doubleaux séparatifs. L’entrée se fait par un petit porche plein cintre latéral, percé dans le mur sud de la seconde travée de la nef. En face se trouve la porte de l’escalier à vis, tournant dans une tourelle octogonale adossée à la façade latérale nord. La façade ouest est couronnée par un pignon angulaire flanqué de deux échauguettes polygonales couvertes en pyramide et portant en encorbellement sur les contreforts des extrémités. La pointe du pignon et les parties supérieures des échauguettes sont maintenant en briques. Les parements des murailles de l’église ont été, primitivement, bâtis en pierre de petit appareil. Adjonctions, surélévations et reprises ont été faites en matériaux divers. A gauche du contrefort d’axe, au pied de la façade, est pratiquée une niche cintrée qui servait, selon la tradition, à passer l’eau bénite aux cagots. L’église a été classée monument historique le 22 janvier 1910

Source : https://www.plan-du-patrimoine.fr/monument-historique/65/castelnau-riviere-basse/eglise-de-mazeres/PA00095364

Les saints patrons

Cyr de Tarse, Cyr d’Iconium ou saint Cyr est un saint catholique et orthodoxe du IVe siècle ayant, selon sa légende, subi le martyre. Son nom provient du grec « kurios » signifiant « maître, seigneur ». L’accusatif « Cyricum », avec un « i » bref, aboutit régulièrement à « Cire », écrit « Cyr ou Cir » depuis le XVIIe siècle.

Il est tué à Tarse, en Cilicie, à l’âge de trois ou quatre ans, juste avant sa mère, sainte Julitte ou Juliette, vers 304, ce qui fait de lui l’un des plus jeunes martyrs de la chrétienté à la suite des saints Innocents. Saint Cyr et sainte Julitte sont fêtés le 16 juin.

Julitte était une dame noble résidant à Iconium (Konya de nos jours, en Turquie), ville d’Asie mineure, à l’époque capitale de la Lycaonie. Elle se trouva rapidement veuve et sa préoccupation première fut d’élever dans la foi chrétienne son jeune fils Cyr. L’enfant avait trois ans lorsque l’empereur romain Dioclétien décréta une terrible persécution contre les chrétiens.

Julitte s’enfuit avec son fils et deux de ses servantes ; elle se réfugie d’abord à Séleucie, puis à Tarse où le gouverneur Alexandre la fait arrêter rapidement. Elle se présente paisible au tribunal, son fils dans ses bras. Affirmant avec force qu’elle est chrétienne, Julitte refuse de sacrifier aux idoles et elle est livrée à de nombreux supplices;

 province de Verceil, Italie.

Fresque des saints Cyr et Julitte, Giovanni Piccina (1823), oratoire de San Quirico, Boccioleto, frazione de Palancato,

source pour en savoir plus

Jean (Yohanan) dit le Baptiste d’ou Jean-Baptiste, est un personnage majeur du  christianisme, prophète du Nouveau Testament et de l’islam. Sur le plan historique, son existence est attestée par un passage de Flavius Josèphe. Il est un prédicateur juif du temps de Jésus de Nazareth.

L’Évangile selon Jean  localise l’activité du Baptiste sur les rives du Jourdain et à Béthanie au-delà du Jourdain. Jésus, son cousin,  aurait, semble-t-il, vécu un temps dans son entourage et y aurait recruté ses premiers apôtres. Les Évangiles synoptiques synchronisent le début de l’activité de Jésus avec l’emprisonnement de Jean.

L’audience de ce prophète apocalyptique n’a cessé de croître, au point de susciter la réaction d’Hérode Antipas, qui, le voyant rassembler ses partisans, craint qu’il ne suscite une révolte. Dans les Évangiles synoptiques, le Baptiste est mis à mort parce qu’il a critiqué le mariage d’Antipas avec Hérodiade.

Dans le christianisme, Jean le Baptiste est le prophète qui a annoncé la venue de Jésus de Nazareth et l’a baptisé sur les bords du Jourdain, laissant certains de ses disciples se joindre à lui. Précurseur du Messie.

Le catholicisme en a fait un saint et lui a consacré deux fêtes : le  qui commémore sa naissance, fixée six mois avant Noël pour se conformer au récit d’enfance de l’Évangile selon Luc, et le  qui célèbre la mémoire de sa décapitation (sous le nom traditionnel de décollation de Jean Baptiste).

St-Jean Baptiste par Léonard de Vinci

Les commentaires sont clos.